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General Issues
Economics
Governance & Political Institutions
Specific Topics
Citizenship & Role of Citizens
Monetary Policy
Public Amenities
Location
Marinaleda
Spain
Scope of Influence
name:scope_of_influence-key:citytown
Videos
https://vimeo.com/89487871
https://www.youtube.com/watch?v=hGXS5RT5Lr0
Start Date
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Time Limited or Repeated?
A single, defined period of time
Face-to-Face, Online, or Both
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Communication of Insights & Outcomes
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CASE

Marinaleda: un Village en Autogestion

First Submitted By hmadenian

Most Recent Changes By Scott Fletcher, Participedia Team

General Issues
Economics
Governance & Political Institutions
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Citizenship & Role of Citizens
Monetary Policy
Public Amenities
Location
Marinaleda
Spain
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name:scope_of_influence-key:citytown
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Quand le maire a été élu en 1979, il a mis en place une démocratie participative basée sur l'action directe des citoyens au sein de Marinaleda. Toutes les décisions sont prises lors d'assemblées générales, il y a un budget participatif, et les logements sont autoconstruits.

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Problems and Purpose

Le village Marinaleda situé dans la province de Séville en Andalousie est composé de deux mille huit cents habitants, Sa particularité est qu'il est autogéré par ses habitants: toutes les décisions sont prises lors d'assemblées générales où tous les citoyens de la ville sont invités, l'économie est basée sur un budget participatif et une coopérative, les logements sont autoconstruits. Le maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, qui a été élu en 1979 et réélu huit fois depuis, a mis en place une démocratie participative basée sur l'action directe des citoyens au sein de son village.

Background History and Context

Dans les années 1970, le village de Marinaleda ne possède aucune infrastructure administrative, économique ou sociale, les rues ne sont pas goudronnées et à peine éclairées, le manque de logement est extrêmement problématique, tout comme celui de médecine de proximité. Il n'y a pas de collège, la mairie ne fonctionne pas, les conditions de vie des habitants du village sont déplorables et le taux de chômage est énorme. Les citoyens de Marinaleda commencent alors à se regrouper pour discuter de leurs conditions de vie et finissent par créer le Syndicat des ouvriers agricoles (SOC), en 1977. Leur principale revendication porte alors sur les grandes exploitations agricoles, privées puisqu'appartenant à des seigneurs. En 1979, Sanchez Gordillo est élu, lors des premières élections municipales organisées depuis la fin du franquisme. Son but principal est de lutter contre la misère des Marinalediens et donc contre les causes de celle-ci, à savoir le système économique privilégiant les grands propriétaires terriens. Selon lui, la terre doit appartenir à ceux qui travaillent, c'est pourquoi, suivi de la majorité des citoyens de sa ville, il se lance dans la lutte pour l'appropriation des terres agricoles par les agriculteurs. Cela passe notamment par l'occupation des terres del Humoso, propriété du Duc de l'Infanto, qui seront finalement rachetées et cédées aux Marinalédiens par le gouvernement andalou.

Organizing, Supporting, and Funding Entities

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Participant Recruitment and Selection

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Methods and Tools Used

Le système selon lequel fonctionne la ville de Marinaleda depuis 1979 est basé sur la participation active de tous les citoyens, sur les plans politique, économique et social. Cette forme organisationnelle est appelée autogestion : le processus décisionnel de la gestion de la ville est contrôlé par les habitants de la ville. À Marinaleda, les divisions entre l'élite politique et les citoyens moyens n'existent plus, la personnalité politique la plus haut placée, le maire, n'a aucun privilège lié à cette position.

Deliberation, Decisions, and Public Interaction

Fonctionnement politique de Marinaleda

Aujourd'hui, le village de Marinaleda fonctionne en autogestion et tous les habitants participent à la vie politique. Toutes les décisions politiques (y compris sur les budgets, les impôts, la coopérative, etc) sont prises lors des assemblées où sont conviés tous les habitants du village. Une décision n'est adoptée que si au moins 80 % des votants y sont favorables, car selon le maire, un taux d'adhésion inférieur à la décision ne reflète pas réellement l'ensemble de la population. Nous pouvons remarquer trois types d'assemblée : de quartier, par thème et générale, bien que cette typologie ne soit pas officielle. Généralement, une assemblée est précédée d'entretiens individuels entre le maire et les citoyens, qui l'informent des sujets qu'ils souhaitent aborder et le maire met alors en place l'ordre du jour. Lors des assemblées, les villageois sont invités à discuter, à débattre et à donner leurs avis. Dans la mesure où les décisions sont prises seulement si une large majorité vote pour, ce sont bien eux qui ont le dernier mot dans le processus décisionnel. Le principe de « une personne, une voix » est appliqué et respecté, dans la mesure où il n'y a pas de discrimination selon le genre, l'âge, ou encore la place occupée dans le village (par exemple, les conseillers municipaux ne bénéficient pas de privilèges particuliers lors des assemblées). Un autre élément intéressant à noter dans l'organisation politique de Marinaleda est que les élus politiques ne sont pas rémunérés pour leur travail en politique. Il s'agit plus d'un service rendu que d'un travail et les élus ont généralement un autre emploi à côté, pour lequel ils sont payés au même niveau que n'importe quel autre travailleur de Marinaleda. Supprimer les privilèges liés au fait de faire de la politique rend cette tâche moins attrayante en termes de bénéfices personnels et limite les risques d'abus.

Fonctionnement économique de Marinaleda

L'économie de Marinaleda est sociale et solidaire. Elle se base principalement sur l'activité agricole du village et sur la conserverie qui a été créée pour conditionner les produits agricoles, gérée par une coopérative. Cette dernière a pour rôle de veiller au bon fonctionnement économique de la production et les grandes lignes de ses décisions sont soumises à l'assemblée générale du village. Grâce à l'usine, une étape de la chaine de production supplémentaire se déroule au sein du village, ce qui a permis de créer des emplois. Tous les travailleurs de cette industrie ainsi que les agriculteurs sont payés à salaire égal, à savoir quarante-sept euros par jour, peu importe leur poste (ouvriers, gérants ou administrateurs). Les bénéfices générés par cette économie sont directement réinvestis dans la coopérative. Le but de cette forme de gestion de l'économie est d'offrir les meilleures conditions de travail possible et de partager au maximum le travail entre les citoyens. En ce qui concerne la prise de décision dans le domaine économique, il s'agit, là aussi, d'un fonctionnement basé sur la participation active des citoyens. Elle s'organise sous forme de budget participatif : un comité exécutif se charge d'élaborer un budget municipal qui est ensuite présenté aux villageois lors des assemblées générales. C'est aux citoyens que revient la décision d'approuver, ou non, le budget proposé, toujours selon la règle des 80 % de votes favorables.

Fonctionnement social de Marinaleda

L'un des principaux problèmes de Marinaleda avant la mise en place de l'autogestion était le manque de logement. Ici, le droit au logement est réellement appliqué, grâce au principe de l'autoconstruction. Un citoyen de Marinaleda souhaitant avoir une maison peut en obtenir une s'il la fait construire et la paye quinze euros par mois. Pour la construction, la mairie fournit le terrain et rémunère l'architecte et les matériaux sont apportés par la mairie et par la Junta de Andalucia. Lorsqu'il y a une liste d'attente de personnes ayant besoin d'une maison, les attributions se font lors des assemblées générales. Le logement ne peut être vendu mais est cessible aux enfants. En termes d'infrastructures, la mairie, le collège, les installations sportives, les foyers pour personnes âgées et le stade ont été rénovés ou construis. Par ailleurs, une garderie coutant douze euros par mois, par enfant, repas inclus, a été mise en place. La cantine scolaire vaut vingt euros par mois et la piscine, un euro par mois. D'autres services à bas coûts ou gratuits ont aussi été créés, tels que des parcs naturels, un parc pour enfants, un service d'aide à domicile et l'organisation d'évènements culturels. Nous pouvons aussi noter qu'il n'y a pas de police à Marinaleda, que l'eau potable est distribuée pour cinq euros par mois et que la mairie a créé une chaîne de télévision locale et associative où il est possible pour les Marinalédiens de s'exprimer.

Influence, Outcomes, and Effects

Premier objectif : la démocratie participative

Le premier objectif de la transformation du système politique, économique et social de Marinaleda est la mise en place d'une démocratie participative et cela s'est fait grâce à l'autogestion. Le terme de « démocratie participative » est un pléonasme, il est évident que pour que le pouvoir soit entre les mains du peuple, ce dernier doit participer au processus décisionnel politique. L'utilisation de ce terme émerge lorsqu'il y a besoin de dénoncer un système politique communément appelé « démocratie » mais où le peuple n'a pas réellement de pouvoir. Quand un mouvement se met en place en ayant comme but de mettre en place une démocratie participative, c'est que le système dans lequel ses participants évoluaient avant ne les représente plus correctement (Blondiaux 2007:120). Il se trouve que c'est précisément ce qui est arrivé à Marinaleda, où le ras-le-bol du système politique précédant le mouvement de lutte a été tellement fort que la mise en place d'une vraie démocratie, sous le contrôle du peuple, est devenu l'objectif principal.

L'idée de mettre sur pied une démocratie participative a pour but d'institutionnaliser la participation des citoyens moyens sous des formes plus profondes que le simple vote pour les représentants politiques et cela peut avoir un effet positif sur le changement politique et social (Blondiaux 2007:121, 127-8). Dans le cas de Marinaleda, la participation citoyenne a clairement été augmentée et des changements politiques et sociaux ont bel et bien suivis, tout cela par la mise en place du système d'autogestion. En effet, la vie politique, économique et sociale de Marinaleda est en autogestion, par le biais de différents mécanismes, tels que les assemblées générales, le budget participatif, la coopérative, etc. Tous ces éléments sont basés sur la participation des citoyens. Selon Blondiaux, la mise en place d'une démocratie participative peut mener à cinq grands types de changements politiques et sociaux : cela peut amener de la reconnaissance politique, augmenter la justice sociale, ouvrir les possibilités de contestation politique, offrir un plus grand contrôle de l'action publique aux citoyens et constituer un élément de transformation politique (2007:128-9). À Marinaleda, les mécanismes d'autogestion qui soutiennent la démocratie participative ont bien eu ce type d'impact, notamment par le fait que toutes les décisions sont prises si 80 % des votants y sont favorables. De plus, le principe d'équité largement appliqué à travers les salaires égaux, autoconstruction des logements, etc, améliore grandement la justice sociale.

L'objectif de créer une démocratie participative à Marinaleda a donc été rempli et ce, grâce à la mise en place d'un système d'autogestion concernant tous les aspects de la vie des Marinalediens.

Deuxième objectif : une société anticapitaliste

Plusieurs éléments nous montrent que le but du mouvement autogestionnaire de Marinaleda était aussi de créer un société hors du système capitaliste hégémonique. Mais commençons par une explication de ce qu'est l'anticapitalisme, pour mieux voir que Marinaleda y correspond. Selon Beachler, cette idéologie adresse trois grandes critiques au capitalisme, concernant la propriété privée, le marché et l'économisme. Tout d'abord, la propriété privée, ardemment défendue par le capitalisme, est systématiquement génératrice d'inégalités : offrir la détention légitime des moyens et résultats de l'activité humaine à des particuliers finit inévitablement par un répartition inégale qui se reproduit à l'infini. Par exemple, la répartition des terres entre particuliers se soldent généralement, au bout de plusieurs années ou générations, par la détention de la majorité des terres par une poignée de grands propriétaires (Beachler 1979:67). Rappelons nous que les luttes à l'origine des changements politiques à Marinaleda avaient pour but l'expropriation des terres agricoles qui appartenaient à un grand propriétaire, au bénéfice des travailleurs. Depuis l'obtention de ces terres, celles-ci sont collectivisées et appartiennent à l'ensemble des habitants de Marinaleda.

La seconde critique que l'anticapitaliste adresse au capitalisme est celle concernant le marché, qui génère aliénation et gaspillage. Par aliénation, on entend que les résultats de l'action humaine échappent totalement aux humains et s'imposent à eux de manière contraignante. L'idée de gaspillage se réfère aux efforts qu'un individu doit faire pour réunir les moyens nécessaires à la réalisation de ses fins, processus fonctionnant par essais-erreurs et où un gaspillage se crée. Mais ce dernier peut représenter un intérêt pour un autre individu, qui profitera alors de la perte de son voisin (Beachler 1979:70-1). L'aliénation et le gaspillage que crée le capitalisme n'ont plus lieu à Marinaleda. En effet, les moyens de productions ainsi que les bénéfices faits grâce à eux reviennent aux habitants du village par le biais de leur réinvestissement dans la coopérative. Par ailleurs, personne ne profite des pertes des autres, puisqu'aucun bénéfice personnel ne peut être fait et que tout le monde est payé à salaire égal. La logique de marché n'est donc pas en place à Marinaleda, car le système économique autogestionnaire est social et solidaire.

La troisième critique vise l'économisme caractérisant le capitalisme : il s'agit de la focalisation de cette idéologie sur l'efficacité de l'économie, vue comme une fin en soi et non un moyen. À l'inverse, l'anticapitaliste considère que l'efficacité économique ne devrait être qu'un moyen d'assurer une bonne qualité de vie générale. De plus, il prend en compte des valeurs nonéconomiques, plus centrées sur l'humain, que le capitalisme met complètement à l'écart (Beachler 1979:74). Cela s'applique très clairement à Marinaleda : l'efficacité économique n'est pas une fin en soi, puisque tous les bénéfices sont réinvestis au profit de la communauté. De plus, l'idéologie régissant ce village prône explicitement la prévalence des valeurs axées sur l'humain sur celles purement économiques ou matérielles. En effet, les droits au logement, au travail, à la santé et à l'éducation sont considérés comme inaliénables et l'efficacité économique passe après eux dans l'ordre des priorités. Encore une fois, les mécanismes d'autogestion en place dans le village soutiennent cette idéologie. En outre, nous pouvons noter que la devise de Marinaleda : « une utopie vers la paix » et son drapeau représente l'utopie (le vert), la paix (le blanc) et le communisme (le rouge), ce qui entre profondément en opposition avec le capitalisme.

Le système autogestionnaire en place à Marinaleda dans tous les domaines de la vie des citoyens a donc permis de répondre aux deux grands objectifs de la lutte menée par ces derniers. Les mécanismes d'autogestion ont permis la mise en place d'une démocratie participative, notamment grâce aux assemblées, et d'une société anticapitaliste, où le fonctionnement de la coopérative, du budget participatif et le respects des droits de bases ont surpassé le système sociétal capitaliste hégémonique ailleurs dans le monde.

Analysis and Lessons Learned

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See Also

Participatory Budgeting (method)

Co-operative Business Management (method)

References

Baechler, Jean. « De l'anticapitalisme », Commentaire, vol. numéro 5, no. 1, 1979, pp. 67-77. En ligne : http://www.cairn.info/revue-commentaire-1979-1-p-67.htm. Consulté le 28/07/2017.

Blondiaux, Loïc. « La démocratie participative, sous conditions et malgré tout. Un plaidoyer paradoxal en faveur de l'innovation démocratique », Mouvements, vol. 50, no. 2, 2007, pp. 118-129. En ligne : http://www.cairn.info/revue-mouvements-2007-2-page-118.htm#anchor_plan. Consulté le 28/07/2017.

Desbrousses-Peloille, Hélène. « Représentations de l'autogestion », Revue française de science politique, 36ᵉ année, n°5, 1986. pp. 606-632. En ligne : http://www.persee.fr/docAsPDF/rfsp_0035-2950_1986_num_36_5_394267.pdf. Consulté le 28/07/2017.

Di Benedetto, Claudio. L’Innovazione Sociale : caso di studio Marinaleda, 2011. En ligne : https://www.politesi.polimi.it/bitstream/10589/32322/1/2011_12_DiBenedet.... Consulté le 28/07/2017.

Haffner, Gilbert. « Marinaleda, phalanstère andalou dans une Espagne en crise », Le Monde Diplomatique, Août 2013. En ligne : http://www.mondediplomatique.fr/2013/08/HAFFNER/49520. Consulté le 28/07/2017.

Keiber, Anaël. « Une oasis coopérative dans un monde néolibéral : le village utopique de Marinaleda en Espagne », Basta !. En ligne : https://www.bastamag.net/Un-oasis-cooperatifdans-un-monde. Consulté le 28/07/2017.

Mandly-Robles, Antonio. «Contrapuntos simbólicos de la acción social en Andalucía. Marinaleda (Sevilla)», Revista de Estudios Andaluces, n° 9, 1987: 87-110. En ligne : https://idus.us.es/xmlui/handle/11441/14126. Consulté le 28/07/2017.

« Pas de chômage, pas de violence et aucune misère, une ville teste la démocratie directe », La Relève et la Peste, 2015. En ligne : https://lareleveetlapeste.fr/pas-de-chomage-pas-de-violenceet-aucune-mis.... Consulté le 28/07/2017.

Talego-Vazquez, Félix. «Democracia asemblearia y liderazgo. La acción politica jornalera en Marinaleda», Revista de Estudios Andaluces, n° 22, 1996: 67-82. En ligne : http://institucional.us.es/revistas/andaluces/22/art_4.pdf. Consulté le 28/07/2017.

Van Deth, Jan W. « A conceptual map of political participation », Acta Politica, 2014, 49(3), p.349-367.

Viveret, Patrick. « L'autogestion : un mort bien vivant ! », Mouvements, vol. no18, no. 5, 2001,pp. 38-43. En ligne : http://www.cairn.info/revue-mouvements-2001-5-page-38.htm#anchor_plan. Consulté le 28/07/2017.

External Links

The Guardian: Spain's communist model village https://www.theguardian.com/world/2013/oct/20/marinaleda-spanish-communi...

The Polis Blog: Marinaleda: The Road to Utopia? http://www.thepolisblog.org/2012/09/marinaleda-road-to-utopia.html

Notes

Auteur de l'original: Eléna Liegeois-De Paz

Lead image: "Sovereignty and Socialism" Hagar Jobse/Al Jazeera https://goo.gl/CjN84e